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OFFCLUTCH, ON BUSINESS.

THE LEAD /

PARIS GAMES WEEK 2026 : MOINS DE HALLS, PLUS DE JEU. ET QUEL RETOUR SUR INVESTISSEMENT ?

La Paris Games Week a refermé ses portes dimanche 25 octobre, après quatre jours à la Porte de Versailles. Pour sa 15e édition, le SELL, Rivaj Group et GL events ont fait un choix clair : remettre les manettes entre les mains du public. La « Playground Edition » privilégiait les démonstrations, les expériences participatives et un parcours gamifié dans le salon.

Ce repositionnement répond à une réalité très concrète. Selon une enquête visiteurs relayée pendant l’événement, 83 % du public vient d’abord pour jouer. Les organisateurs ont annoncé plus de 250 postes de jeu supplémentaires. Deux halls étaient pourtant indisponibles pour travaux. La stratégie consiste donc à densifier l’expérience, pas nécessairement à multiplier les mètres carrés.

Sur la fréquentation, prudence. La PGW revendique officiellement 161 000 visiteurs en 2025. Thomas Held, président de Rivaj Group, évoquait avant l’édition 2026 un objectif de 170 000 à 180 000 participants. Ce n’est pas un résultat. Dimanche soir, aucun total 2026 consolidé n’avait été confirmé dans les sources officielles consultées. Impossible, donc, de décréter un succès chiffré.

L’autre changement est moins photogénique, mais potentiellement plus rentable : PGW Business by CMS a réuni les professionnels les 22 et 23 octobre. Financement, valorisation des licences, publicité dans le jeu, partenariats, TCG et esport figuraient au programme. Un billet dédié était commercialisé à 200 euros.

Le véritable bilan ne se limitera donc pas aux entrées. Il faudra aussi mesurer les rendez-vous qualifiés, les accords signés, les revenus partenaires, les ventes au mètre carré et le retour pour les exposants. Les files d’attente font de belles photos. Les indicateurs de conversion font un business plan.

PGW : Voir les chiffres 2025  ·  Stratégies : Voir l’interview  ·  PGW Business : Voir le programme

THE DEAL /

GRIFFIN ET HOLLYWOOD CRÉENT HITPOINT : L’IP GAMING CHERCHE UN DEUXIÈME ÉCRAN

Le fonds Griffin Gaming Partners et Entertainment 360 ont créé Hitpoint Entertainment pour développer des adaptations de jeux vidéo au cinéma et à la télévision. Pas de montant d’investissement communiqué. L’enjeu est ailleurs : transformer des licences en revenus audiovisuels sans repartir de zéro côté communauté.

Une IP forte peut vivre sur plusieurs supports. Mais une adaptation ne garantit ni audience ni royalties significatives. L’exécution, et la répartition des droits, feront la différence. Voir l’article

THE MOVE /

BIOWARE FERME, EA COUPE : LES FRANCHISES NE PROTÈGENT PLUS LES STUDIOS

Electronic Arts ferme BioWare, le studio derrière Mass Effect et Dragon Age, après environ trente ans d’histoire. Selon les informations rapportées par Bloomberg et reprises par Game Developer, EA prévoit environ 400 suppressions de postes dans son portefeuille, dont une cinquantaine chez BioWare. Le nouveau Mass Effect est annulé.

Le contraste est violent : une licence célèbre peut conserver de la valeur commerciale tandis que l’équipe qui l’a construite disparaît. Attention toutefois : aucun élément public ne permet d’attribuer mécaniquement ces décisions au récent LBO d’EA. Voir l’article

DON’T NOD SOUS SAUVEGARDE : LA TRÉSORERIE DEVIENT LE VRAI BOSS FINAL

Le tribunal des activités économiques de Paris a ouvert le 20 octobre une procédure de sauvegarde pour DON’T NOD. Le studio indiquait 9,887 M€ de trésorerie fin juin et des besoins de financement non couverts au-delà de janvier 2027. Son projet de réorganisation en France pourrait concerner jusqu’à 85 postes.

La sauvegarde n’est pas une liquidation. C’est une fenêtre pour renégocier et refinancer. Elle rappelle néanmoins qu’un pipeline créatif ambitieux ne remplace jamais une visibilité sur le cash. Voir l’article

POV /

RIOT PEUT RÉDUIRE LE RISQUE. PAS FABRIQUER LA RENTABILITÉ DES CLUBS.

Riot a publié le 22 octobre la liste de ses 32 clubs partenaires pour le VCT 2027, répartis dans quatre régions. Le partenariat donne de la visibilité et des perspectives de partage de revenus, notamment autour des contenus numériques. Mais il ne constitue pas une assurance tous risques.

Le modèle de ligue pilotée par l’éditeur concentre deux pouvoirs chez Riot : sélectionner les acteurs et fixer les règles du produit. Pour un club, le dossier d’investissement doit donc reposer sur une audience monétisable, un portefeuille de sponsors et des coûts maîtrisés, pas sur la seule présence dans une ligue prestigieuse. Une place dans l’écosystème n’est pas un EBITDA. Voir la sélection des clubs

THE JOB /

🇫🇷 Cocorico

  • IT & Infrastructure Manager · Sandfall Interactive  |  Montpellier (34)  Voir l’offre

  • Senior Online / Network Programmer · Gameloft  |  Paris (75)  Voir l’offre

  • Software Engineer, stage de 6 mois · Virtuos  |  Montpellier (34)  Voir l’offre

  • Sales & Administrative Assistant · Plug In Digital / Dear Villagers  |  Montpellier (34)  Voir l’offre

  • Assistant·e commercial·e et communication · Narratify  |  Choisy-le-Roi (94)
    Voir l’offre

🌐 Worldwide

  • Front-end Developer, Tebex · Overwolf  |  Remote (Royaume-Uni)  Voir l’offre

  • Vendor Operations Lead · The Pokémon Company International  |  Bellevue, États-Unis  Voir l’offre

  • Short-Form Video Artist · Bohemia Interactive  |  Prague, Tchéquie Voir l’offre

  • Product Designer, Creator Services · Roblox  |  San Mateo, États-Unis Voir l’offre

  • EA SPORTS FC Franchise Campaign Marketing Intern · Electronic Arts  |  Guildford, Royaume-Uni  Voir l’offre

THE CREATOR /

SUBSTACK AJOUTE LES SPONSORS À LA RECETTE DES PODCASTS

Substack déploie des outils de publicité audio : insertion dynamique, accès facultatif à des places de marché et espaces communautaires pour les abonnés payants. La plateforme affirme que ses podcasteurs génèrent déjà plus de 200 M$ annuels d’abonnements.

Le modèle devient plus complet : abonnement, sponsoring et communauté. Mais la promesse publicitaire devra être confrontée au taux de remplissage réel des espaces vendus, pas aux seuls téléchargements. Voir l’article

TWITCH DONNE UNE SECONDE VIE AUX LIVES

Les nouveaux « Stream Recaps » peuvent être publiés automatiquement et rester visibles sur la chaîne, au lieu de disparaître après 48 heures. Pour les créateurs, cela prolonge la durée de vie du contenu et multiplie les points de découverte. Pour les annonceurs, de nouvelles surfaces potentielles, sans garantie à ce stade de revenus additionnels. Voir l’article

THE SIGNAL /

LE CO-STREAMING CAPTE L’AUDIENCE. PAS FORCÉMENT LA CROISSANCE.

D’après Esports Charts, les diffusions communautaires ont progressé de 19,7 % dans l’échantillon du troisième trimestre 2026 et ont représenté près de la moitié des heures regardées sur 15 événements majeurs. Les chaînes officielles reculent légèrement.

Grosse nuance méthodologique : plus d’heures chez les créateurs ne signifie pas automatiquement plus de spectateurs uniques. Pour les ayants droit, l’urgence est de mesurer les audiences dédupliquées, l’exposition sponsor et les revenus associés. Voir l’étude

THE SCORE /

KARMINE CORP PORTE LE PLAY-IN DES WORLDS AU-DELÀ DU MILLION

Le match Karmine Corp contre Cloud9 a dépassé 1 million de spectateurs simultanés en pointe, et la phase de Play-In des Worlds 2026 a atteint 1,02 million de pic d’audience et environ 14,8 millions d’heures regardées.

Pour les sponsors, KC reste un accélérateur de visibilité. Mais les comparaisons annuelles demandent de la prudence : le format du Play-In a changé entre 2025 et 2026. Le volume d’heures dépend aussi du nombre de matchs. Voir les audiences

THE PODCAST /

BRAND ZONE : LES PARTENARIATS PASSÉS AU CRIBLE

Dans sa sélection Podcasts, OFFCLUTCH a mis en avant Brand Zone, un rendez-vous consacré aux stratégies de marques et aux mécanismes de partenariat. Un complément utile pour les acteurs de l’influence qui cherchent autre chose qu’un simple placement de produit. Ecouter le podcast

THE NUMBER /

83%

La proportion de visiteurs de la PGW disant venir avant tout pour tester des jeux, selon une enquête visiteurs reprise pendant l’édition. La priorité « jouer » explique le recentrage de la scénographie. C’est un signal d’usage, pas une mesure du chiffre d’affaires du salon. Voir l’article

OFF THE RECORD /

DES JEUX FAMILIAUX, MAIS UN MACARON PEGI 16

La mise à jour des critères PEGI liés notamment aux achats aléatoires fait basculer plusieurs jeux, dont EA SPORTS FC et Pokémon GO, vers une classification 16. Pour les éditeurs, le sujet dépasse l’étiquette : image de marque, marketing auprès des mineurs et arbitrages de monétisation.

A LIRE SUR NOTRE SITE WEB /

  • DERNIÈRE INTERVIEW : MONSIEUR QUINTON, LE FOOT COMME ENTREPRISE

Publié le 23 octobre : comment un créateur spécialisé dans le football et les jeux de foot structure son activité, ses revenus et ses relations avec les marques ? Un témoignage sur la fragilité et le potentiel d’un business d’audience.
Lire l’interview

  • DERNIÈRE ANALYSE : ESL FACEIT GROUP FACE À L’ÉQUATION DE LA RENTABILITÉ

OFFCLUTCH revient sur les investissements consentis dans l’esport événementiel et sur la difficulté à faire converger influence mondiale, audience et résultats financiers. Un débat central pour les organisateurs et les investisseurs.
Voir l’analyse

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Une veille réalisée avec ❤️ par les équipes de STAKRN Agency :)